2 - Les seigneurs de la terre

On ne prête qu’aux riches

 

Trois suspects sous la Révolution 

 

 

Pour ne pas décevoir la descendance républicaine nous commencerons par privilégier dans nos recherches l’origine seigneuriale du patronyme, même si, dans la mémoire familiale, aucun noble ou seigneur de Maucor n’ait survécu, s’il en fut.

Dans les dictionnaires, les encyclopédies, les livres d’Histoire, même locale, rien, pas un seigneur de Maucor qui méritât une ligne. Pourtant les ruines du château témoignent encore.

Alors survient le bicentenaire de la Révolution. Les archivistes des Pyrénées-Atlantiques publient La Révolution dans les Basses-Pyrénées, c’est-à-dire en Béarn et Pays Basque. Y figure, c’est notre chance, une liste de 464 «suspects» dressée par le Comité de surveillance de Pau. Nous sommes en fin 1793, c’est-à-dire avant la période de la Terreur.

Les nobles seigneurs, ce n’est pas tout à fait surprenant, furent l’objet de particulières attentions. Parmi les suspects, voici trois Maucor, joliment qualifiés d’ anobli, d’aristocrate ou ci-devant noble, au caractère hautain et astucieux, ou simplement insouciant.

Certes, ils sont tous morts aujourd’hui, mais pas guillotinés. Aucun Maucor ne fut martyr de la Révolution : la liste des cinquante guillotinés des Basses-Pyrénées n’en mentionne pas. Parmi ces guillotinés figuraient, si j’ose dire, quatorze émigrés en guerre contre l’armée de la République, faits prisonniers en Pays Basque.

·         MAUCOR, maire ; 54 ans, marié, une fille de 22 ans mariée à Navailles, fils du maire destitué de Pau ; arrêté à Oloron le 7 novembre ; anobli ; aristocrate très dangereux par son influence ; déporté[1][11] ; Caractère hautain et astucieux.

   MAUCOR, cadet, homme de loi ; détenu à Oloron du 5 novembre au 11 décembre ; ci-devant noble ; insouciant  A Condom.

·         MAUCOR-LACASSAIGNE, arrêté à Pau le 12 septembre ; croix de Saint-Louis ; aristocrate ; c’est le frère d’un émigré[2][12].

Le nom seul suffit à identifier le suspect ; pas de prénom, pas de rappel d’un petit titre de noblesse. Ces hommes sont traités comme des manants. Qu’étaient-ils, donc, ces suspects ? Qu’était, pour ces nobles reconnus, le nom de Maucor ? Leur nom de famille ou bien le nom d’une de leur seigneurie ? 

C’est ici que le Gascon Montaigne vient nous éclairer.


Ce très vilain usage, disait Montaigne

Michel Eyquem, dit Montaigne s’était offusqué, dans ses Essais, de ce très vilain usage qui faisait prendre au seigneur le nom de sa terre. Et ce faisant, perdre la trace du nom de famille, en interrompant sa transmission à la génération suivante.

Lui, Michel Eyquem, était seigneur de Montaigne depuis que son grand-père, un riche commerçant bordelais, avait acheté le château de ce nom. Sans craindre que ses actes ne contredisent ses sages paroles, il signait «Montaigne» L’auteur des Essais avait transformé son nom.

Alors il nous revient les vifs propos du sieur de Lancre, Conseiller au Parlement de Bordeaux, fin lettré, à ce qu’on dit, et futur chasseur de sorcières, condamnant aussi, trente ans plus tard, les misérables gueux du Pays Basque qui, dans la tradition pyrénéenne, ensevelissent leur nom et la mémoire de leur famille dans la ruine d’une méchante maison de villagequand ce ne serait qu’un parc à pourceaux...

Le seigneur de Montaigne était président à mortier au Parlement de Bordeaux. Pour une interprétation abusive des règles de préséance, il perdit le procès qui l’opposa à un autre président au Parlement, le sieur Sarran de Lalanne. Mais ceci est une autre histoire. 

Comme Montaigne, Maucor étant un fief avec château. Tout propriétaire du fief de Maucor pouvait en prendre le nom, à l’achat et sans scrupules, et faire ainsi oublier son précédent nom de famille, certainement moins prestigieux, moins « noble » à  ses yeux. On se dit que des châtelains de Maucor ont dû céder à la tentation. Le cas de Maucor-Lacassaigne se révèlera de ce point de vue  tout à fait intéressant. Ces messieurs, comme on les appelait avant la Révolution, ont bien pu, sur le modèle de Montaigne, prendre le nom de Maucor, car fieffés - nobles -  ils étaient. Voilà de quoi nous pouvons les suspecter.

Les fameux trois «suspects» de la liste des 464 ont-ils ensuite profité de la loi du 26 brumaire an II (16 novembre 1793), promulguée alors qu’ils étaient en prison ? Cette loi permettait de choisir son nom par une simple déclaration faite à la mairie. Elle officialisait en particulier ce très vilain usage critiqué - et pratiqué - par Montaigne, jusqu’à ce que, à cause des abus, la loi du 6 fructidor an II (23 août 1794) vienne mettre bon ordre en établissant «le principe d’immutabilité», c’est-à-dire de l’héritage automatique du nom du père.

Le cas Lacassaigne-Maucor

Grâce à un don fait aux Archives Départementales des Pyrénées Atlantiques concernant le sus-nommé Maucor-Lacassaigne (dont deux lettres de prison) nous constatons que son patronyme étaient mouvant, mutant, adaptable aux conditions politiques ou aux différentes pratiques du temps.

·    Sa famille l’appelait «Jean de Lacassaigne de Maucor»

   Louis XV lui écrit : Monsieur le Chevalier de Maucor étant informé d’un besoin que vous avez d’aller vaquer à  vos affaires (…), je trouve bon que vous vous absentiez  de votre commandement dans les vallées du Béarn pendant quatre mois. Signé : Louis, le 7 mars 1772, à Versailles.

·    Les documents officiels d’après 1789 le nomment «Lacassaigne dit Maucor»

   Il signait, après 1789, «Lacassaigne Maucor»

   Le 2 septembre 1793, pour le maire d’Uzos, Jean Daniel Latrille, il est «le citoyen Lacassaigne Mauco», sans le «r» final de Maucor ; détail intéressant, nous le verrons par la suite.

·    Huit jours plus tard il est arrêté comme suspect antirépublicain, sous le nom de  «Maucor-Lacassaigne»

·    Lorsqu’il donne la copie littérale des motifs de son arrestation, il écrit son nom «Lacassaigne-Maucor», dans cet ordre, avec le tiret.

·    Sa fille – ou sa femme centenaire ? - Françoise, décédée le 11 mai 1826 à Uzos, est appelée «Maucor Lacassaigne» dans l’acte d’état civil.

Ainsi cette pratique justifia «le principe d’immutabilité» établi par la loi du 6 fructidor an II.

Le hasard et les sus-citées Archives Départementales m’ont permis de retrouver la signature de Jean, au temps où il pouvait «simplement» signer de son seul titre de chevalier.

Lui qui signait «Lacassaigne Maucor» après la Révolution, signait bien, en 1787, deux ans avant la Révolution, «Le chevalier de Maucor», sur le registre des décès de l’église de Pomps, au bas de l’acte de décès du

Haut et puissant seigneur messire Antoine de Faget de Doat, chevalier, président à mortier au parlement de Navarre, conseiller d’Etat, baron de Gerdreits, seigneur de Baigts, Pomps, et autres lieux. Ont été présents à sa sépulture le chevalier de Maucor de Pau et le sieur Sarthou habitant Pomps qui ont signé avec moy

Sarthou curé              Sarthou           Le chevalier de Maucor 

Il signait «Le chevalier de Maucor» et non «chevalier de Maucor» Il n’y avait qu’un roi de France, il n’y avait qu’un chevalier de Maucor[3][13]. Le titre de chevalier de Saint-Louis, remis par le roi à titre personnel, ne pouvait se transmettre ou se vendre. J’ai d’abord pensé qu’il ne pouvait avoir existé, dans l’Histoire, qu’un seul chevalier de Maucor. Puis j’ai découvert la confusion qui régnait autour du nom noble de Maucor.

La terre de Maucor

Le 10 mars 1768, messire Pierre de Lacassaigne vendit la terre de Maucor à messire Gratian de Laussat.

Un opuscule bleu de cinquante-deux pages, d’apparence insignifiante, les Notices Historiques et Chronologiques sur Quatre Seigneuries de la Vicomté de Béarn[4][14], publié en 1881, raconte en quelques pages une histoire de Maucor et de ses seigneurs.

Nous y découvrons que Pierre de Lacassaigne, le père de Jean, avait abandonné la terre de Maucor six ans avant que son fils eut reçu de Louis XV le titre de chevalier de Maucor ! Cette dépossession n’empêcha pas Jean de garder, associé à son titre de chevalier, le nom de la terre de Maucor, pourtant vendue au nouveau riche baron de Laussat, Receveur-Général des Finances. Jean était certainement attaché au titre de «chevalier de Maucor» pour des raisons familiales[5][15]. Jean était-il un usurpateur ? Jean devait-il - et suivant quelle règle, quel usage – restituer au nouvel acquéreur de la terre le nom de Maucor ? Son successeur au titre de seigneur de Maucor, Messire de Laussat, dans la lignée des possesseurs de cette terre, pouvait-il prendre le nom de Maucor ? Il ne l’a pas fait, certainement satisfait de son titre de baron de Laussat.

Montaigne avait raison de fustiger ce très vilain usage, qui avait permis à Jean de Lacassaigne de s’attribuer le nom de la terre de Maucor et de le conserver bien qu’elle fut vendue. C’était une source évidente de confusion et d’abus. Les lois de la République y ont mis bon ordre en instaurant le «principe d’immutabilité», au nom duquel le fils garde le nom du père.


Les noces de Pierre Clément de Laussat

La Révolution Française a un peu agacé les seigneurs de Maucor. Né à Pau en 1756 sous la monarchie, Pierre Clémént a douze ans lorsque son père Gratian, baron de Laussat, achète la seigneurie de Maucor.

Il fait des études à Paris, où il rencontre Voltaire, dit-il dans ses mémoires. C’est dans son Béarn natal qu’il passe les premiers temps de la Révolution comme maire de Morlaàs et épouse Mlle de Péborde. A propos de son mariage, il écrit dans ses mémoires : 

J’en devins épris malgré les tems et les obstacles ; nous nous mariames en septembre 1790 tout menacé, tout écrasé, tout abattu, tout écarté que j’étois par les événemens de la Révolution.

Il s’en remettra vite. Une étude de l’Université américaine de Louisiane dit aujourd’hui sans sourire qu’ Il a été suffisamment intelligent pour servir la monarchie française, survivre à la Révolution, servir la législature de Napoléon, et ensuite le roi Bourbon (Lois XVIII) C’était un vrai Béarnais, diront les Gascons.

Son discours du dimanche 4 janvier 1789, en vue de la préparation des Etats Généraux, adressé à l’Assemblée de la Commune de Morlaàs par M. de Laussat, Seigneur de Maucor et Maire de cette ville ne manque pas de noblesse… et d’intérêt :

Messieurs, permettez que je commence par me féliciter de me trouver en ce moment au milieu de cette assemblée décoré d’un titre qui attache mes devoirs et, j’ose dire, ma gloire à vos intérêts.

Il vient d’hériter de son père du titre de seigneur de Maucor !

(…) Si à l’Assemblée de  nos Etats je vais prendre ma place parmi les possesseurs de fiefs, j’y porte un nom et j’y suis le représentant d’une propriété dont les rapports intimes font de moi un des membres les plus intéressés de votre commune : Maucor est dans votre taillable, son Pasteur Ecclésiastique est le vôtre, et son château s’élevait jadis dans l’enceinte de vos murs.

Il enchaîne :

(…)Mon père acquit l’Office de Maire de Morlaàs en 1772. (qu’il suffisait d’acheter, et dont il hérita)

Le 6 mars, étape suivante, les Etats Généraux de Béarn préparent ceux de France. Parmi les quatre Députés de la Noblesse désignés pour aller à Paris, deux ersatz de Maucor et le beau-père de Pierre Clément, Péborde, titulaire de l’office de syndic des Etats de Béarn ! M. de Laussat, premier Député de Morlaàs ; de Maucôô, Maire d’Oloron, accompagnent le duc de Gramont et Péborde syndic. L’Evêque de Lescar représentera le Clergé.

Revenons à Pierre Clément de Laussat.

Présenté au Roi en 1791, il est nommé trésorier payeur des Hautes puis des Basses-Pyrénées. Emprisonné sous la Terreur, relâché, il participe aux évènements de la guerre d’Espagne comme contrôleur puis payeur de l’armée des Pyrénées. Il retourne ensuite sur Paris et rencontre Bonaparte.[6][16]

Emprisonné sous la Terreur… immédiatement nous vient à l’esprit la liste des 464 «suspects» Pierre Clément était-il notre troisième suspect ? Ou bien figure-t-il sous le nom de Laussat ? Pour sûr, il faut se replonger dans cette liste[7][17]. Des évènements m’en donneront l’opportunité :

   Laussat père, arrêté à Pau le 5 novembre ; ci-devant noble ; aristocrate ; riche, insouciant et ne vivant qu’avec des aristocrates ; désarmé. Déporté à Condom.

   Laussat, de Maslacq, 46 ans, marié, 4 enfants, le plus âgé de 9 ans ; arrêté à Pau le 25 novembre ; ci-devant noble ; dangereux dans sa campagne. Déporté pour Condom. Paisible ; occupé de ses chiens et de ses bœufs.

Pierre Clément n’est pas ce paisible père de famille, occupé de ses chiens et de ses bœufs. Par contre le Laussat père arrêté à Pau, ci-devant noble et riche, est sans aucun doute son père Gratian. Lui-même, Laussat fils bien connu, ne figure pas sur cette liste, incomplète. Regrettons-le : nous avons manqué une savoureuse description du personnage.

Remis de ses tourments, Pierre Clément, en bon béarnais, saura rebondir. Sous Napoléon, il sera préfet de la Louisiane. Le 20 décembre 1803 il représenta la France à la cérémonie de transfert de la Louisiane aux Etats-Unis d’Amérique naissants.

 

Letterhead of the French Colonial Adminstration

Prisonnier des Britanniques, il sera échangé.


Les Maucor et l’abolition de leurs privilèges

 

La nuit du 4 août 1789, lorsque l’Assemblée Nationale vota l’abolition des privilèges, les députés de la noblesse du Béarn dormirent mal.

Ils se nommaient : Laussat, seigneur de Maucor, premier député de Morlaàs ; de Maucôô, député d’Oloron ; Péborde, syndic des Etats de Béarn et futur beau-père du premier ; Duc de Gramont.

Le Maucôô, ou Maucoo, suivant le texte, titulaire de la charge de Maire d’Oloron était l’un de ces officiers de petite noblesse qui appela la Révolution. Je suspecte qu’il s’agit du suspect identifié quatre ans plus tard comme Maucor, maire ; 54 ans (…) arrêté à Oloron le 7 novembre ; anobli ; aristocrate très dangereux par son influence ; déporté ; Caractère hautain et astucieux.

Cette liste des 464 suspects recèle des trésors[8][18]. Y figure bellement Péborde, le beau-père de Pierre Clément.  Et quel tableau historique !

   Péborde, 48 ans, deux enfants, l’un âgé de 28 ans, une fille de 26, femme à LAUSSAT ; arrêté à Pau le 30 septembre ; ci-devant noble ; ancien syndic des ci-devants Etats de Béarn ; aristocrate très-dangereux par ses talents. Déporté à Condom.

«Femme à LAUSSAT», c’est-à-dire épouse du citoyen Pierre Clément Laussat, bien connu de nous. Le nom de Laussat est écrit en majuscules. C’est dire si le personnage est d’importance.

La suite du procès-verbal sur le suspect Péborde est un solide réquisitoire contre nos députés de la noblesse des Etats de Béarn :

A l’époque où tous les députés aux Etats Généraux renoncèrent aux privilèges du pays qu’ils représentaient, les députés du Béarn ( ces salauds ) crurent ne pouvoir faire cette renonciation qu’au préalable ils n’eussent une ampliation de pouvoirs. Il n’épargna ni son éloquence ni son adresse pour, de concert avec Gramont, que le ci-devant Béarn s’en tînt à ce qu’il appelait ses antiques privilèges. Il ne réussit point ; les députés eurent leurs pouvoirs ampliés, et, à cette occasion, les habitants de la commune de Pau faillirent en venir aux mains. 

Le beau-père Péborde, beau parleur, semble avoir été, avec le duc de Gramont, le plus ardent défenseur des privilèges des privilégiés. Les Palois faillirent en venir aux mains. Du côté d’Oloron, le député Maucôô, devenu Mauco simple citoyen, membre de l’Assemblée d’Oloron, signa sagement l’arrêté du 22 août 1789 :

… en conséquence l’Assemblée ARRÊTE et déclare par unité de suffrages & par acclamation, qu’elle renonce expressément à tous ses droits, privilèges & exemptions communs & individuels, conformément aux arrêtés de l’Assemblée Nationale. ( du 4 août 1789)

Eglise Sainte-Foy de MorlaàsA Morlaàs, le 10 octobre 1789, l’église Sainte-Foy vit passer sous son fameux porche roman apocalyptique, après Philippe le Bel et après Louis XIV de retour de son mariage avec l’infante d’Espagne, Pierre Baile de Mauco, qui y prit pour épouse Madeleine Catalougne. Pierre Clément ne maria pas ce Pierre. La Révolution n’avait pas encore établi l’obligation du mariage civil et, après la nuit du 4 Août, Pierre Clément de Laussat, seigneur de Maucor, qui fut titulaire de l’Office de Maire, était-il encore maire de Morlaàs ?

 

L’œuvre des Laussat, derniers seigneurs de Maucor

                      

A y regarder de près, l’œuvre majeure des barons de Laussat, seigneurs de Maucor, de Saint-Castin et de Bernadets, tient dans les quelques pages des Notices Historiques et Chronologiques sur Quatre Seigneuries de la Vicomté de Béarn consacrées à la seigneurie de Maucor. Un trésor inestimable, autant par les informations qu’elles nous apportent, que par les lacunes ou les tentatives d’explication qu’elles nous obligent à vérifier.

Le tout tiré des manuscrits et des notes de Jean Gratian de Laussat, augmentés par Pierre Clément, mis en ordre et publié par Lysis, soit 3 générations durant laquelle la belle bibliothèque du château de Bernadets a prit corps, nous dit l’Etude des commissaires-priseurs Gestas. (Reconnaissons qu’il eut été difficile d’enrichir la bibliothèque du château de Maucor, vu son état) En novembre 1986 le cabinet Gestas mit aux enchères trois des exemplaires, puis un autre en juin 2000.

Lysis, petit-fils de Gratian, président du Conseil Général des Basses-Pyrénées, publia les Notices en 1881, chez l’imprimeur Vignancour, de Pau, à seulement 20 exemplaires.

Ce qui, dit en passant, ne le mettait pas dans l’obligation d’en déposer trois en dépôt légal[9][19]. Il faut remercier les Archives Départementales des Pyrénées-Atlantiques d’avoir su en conserver deux exemplaires.

Ce document est une œuvre de référence pour la suite de nos investigations, reléguant au niveau de l’anecdote la carrière de Pierre Clément, fils de Gratian, dernier des seigneurs de Maucor, dernier Préfet-Gouverneur de la Louisiane française.